| Résumé : |
De 1960 à 1996, date des derniers accords de paix, la guerre au Guatemala a été une guerre au bilan très lourd : deux cent mille morts et disparus, un million de personnes déplacées, quatre cent mille réfugiés à l'étranger. Massacres collectifs, tortures, viols, mutilations ont été le lot de la population civile, en particulier indienne. Cet ouvrage est la synthèse du rapport de la Commission pour la reconstitution de la mémoire historique (REMHI) établie par l'Eglise catholique. Cette Commission a enquêté pendant trois ans dans tout le pays et a recueilli les témoignages des rescapés (parallèlement à la Commission d'éclaircissement historique, instance indépendante). Certains crimes commis par l'armée guatémaltèque ou sous ses ordres contre la population indienne ont les caractéristiques présentées dans la définition du génocide. L'indicible est décrit, les témoignages sont terribles et nous rappellent que la barbarie ne manque pas de se manifester chez l'être humain aujourd'hui encore. Mais le Guatemala doit se reconstruire et ce rapport se termine sur des propositions en ce sens. |