Les relations des peuples autochtones à la terre dépassent l’espace physique et constituent des éléments fondamentaux de l’identité, de la résistance et de la survie culturelles. Avant la colonisation, la cartographie lakota était fluide et relationnelle, reposant sur les traditions orales, les pictogrammes et les paysages sacrés plutôt que sur des frontières fixes. Ces pratiques se sont adaptées aux obligations coloniales et ont évolué avec les négociations de traités et les délimitations de la réserve, en essayant de défendre la continuité dans la cartographie autochtone. Les différentes manières de cartographier cette terre remettent en question les systèmes de pensée coloniaux, afin de préserver les épistémologies autochtones. L'article met en perspective les cartographies traditionnelles et contemporaines du territoire lakota, afin d'illustrer la lutte continue des Lakotas pour la reconnaissance de leur territoire ancestral et les manières dont la cartographie autochtone revendique l’espace et résiste à l’effacement. L'exemple de Rapid City, ville construite illégalement sur des terres lakota, illustre les conflits persistants sur la propriété de l’espace, à travers la signalisation officielle, les fresques murales urbaines et les projets de contre-cartographie. https://journals.openedition.org/ideas/21575#article-21575
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| 15184 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |


