L’histoire coloniale de la Guyane française est marquée par une confiscation des terres – dont plus de 95 % restent propriété de l’État – générant un fort sentiment d’injustice parmi les peuples autochtones. Leurs revendications s’inscrivent ainsi dans une demande de justice sociale, dans un contexte multiculturel traversé par une forte concurrence des mémoires coloniales, et sont étroitement liées à la reconnaissance et à la construction des identités autochtones. Par ailleurs, l’imaginaire de la forêt amazonienne façonne des rapports spécifiques à cet espace caractérisant le lien singulier des peuples autochtones à la forêt, qui couvre plus de 90 % du territoire. Cet article analyse les imaginaires géographiques mobilisés par les acteur·rices sociopolitiques de Guyane française pour parler de l’espace et revendiquer des droits fonciers, notamment la promesse de rétrocession par la France de 400 000 hectares aux communautés autochtones. https://journals.openedition.org/ideas/22399#article-22399
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