Le réseau socionumérique Snapchat, connu pour la communication éphémère de photographies instantanées, suscite un travail émotionnel intense chez les jeunes, que la thèse de l'addiction ne suffit pas à expliquer. Ce travail de recherche s’appuie sur l'analyse d'entretiens réalisés par petits groupes auprès de 53 adolescent·es français·es de 15 à 18 ans. Les résultats montrent que leur capacité de résistance au dispositif est relativement faible, dès lors qu’iels ont un compte ouvert, ce qui est le cas de plus de 85 % des adolescent·es. Chaque clic (publication ou non publication) peut susciter un dilemme, au risque de dévoyer l’expression des émotions, du fait de leur intrication dans le dispositif des flammes Snapchat et dans les algorithmes. Or la législation européenne concernant les réseaux sociaux ne protège pas les adolescent·es de ces formes d’intrusion affective. https://journals.openedition.org/rfsic/13946#article-13946
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Exemplaires (1)
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| 22674 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |


