Si certains théoriciens noirs ont répondu aux idées racistes de l’humanisme "occidentalocentré" par des discours tels que le panafricanisme, d’autres ont adopté une position beaucoup plus critique à l’égard de l’expression de l’identité raciale et remettent en question les fondements raciaux de cette forme de radicalisme noir. Ces deux postures ont créé deux courants dans l'intelligensia noire : une école de pensée racialiste qui reconnaît la condition globale des Noirs afin d’exprimer un discours panafricaniste libérant le sujet noir de l’hégémonie blanche ; une école anti-racialiste qui dénonce le racisme anti-Noirs en présentant la pensée blanche comme un syncrétisme culturel qui transcende les particularités raciales.
Ces deux visions philosophiques sur la race, le racisme et les structures politico-sociales anti-Noirs influencent les articulations contemporaines des subjectivités noires postcoloniales afro-atlantiques, avec un enracinement dans la modernité blanche et un discours sur la conscience de soi. Dans cette optique, une compréhension panafricaniste des expressions générales de l’africanité réside dans un discours humaniste fondé sur trois principes : la libération et l’autodétermination des Noirs, la subjectivité postcoloniale et l’affiliation (trans)nationale. https://www.globalafricasciences.org/numero-03/art-03-12-fr
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