La perte de biodiversité et d’habitats naturels s’accélère à l’échelle mondiale. Face à ce constat, la recherche mobilise, entre autres, des outils de priorisation spatiale afin d’orienter les efforts de restauration et de conservation de l'environnement. Ces méthodes, fondées sur des analyses coût-bénéfice et coût-efficacité, identifient les zones où les gains écologiques seraient maximisés pour un coût minimal, en privilégiant naturellement les pays du Sud et les régions considérées comme économiquement moins productives. Cet article revient sur les hypothèses qui sous-tendent ces analyses et questionne leur capacité à informer l’action écologique internationale, en observant trois limites principales : la reproduction des inégalités économiques existantes, la réduction au niveau local des causes structurelles de l’érosion de la biodiversité, l’exclusion des dimensions géopolitiques liées à la souveraineté des peuples et aux rapports entre sociétés et milieux. https://www.globalafricasciences.org/numero-11/art-11-04-fr
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| 25577 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |


