La financiarisation de l’agriculture brésilienne, accélérée depuis les années 1990, transforme profondément les dynamiques rurales. Ce phénomène, marqué par l’intégration des marchés financiers et des actifs fonciers, dépasse le cadre traditionnel de la modernisation agricole. Il repose sur la valorisation financière de la terre et des infrastructures afférentes en s’accompagnant d’une concentration des terres et de l’exclusion des petit·es producteur·rices. Des outils financiers innovants et des réformes légales récentes (lois sur l’Agriculture de 2020-2022, Fiagro en 2021) facilitent l’accès aux marchés de capitaux, incluant des fonds d’investissement étrangers et des multinationales. Cette financiarisation accentue les inégalités, favorise l’accaparement des terres et marginalise les populations locales. Elle stimule aussi la spéculation foncière, comme dans la région du Matopiba, où les prix des terres ont augmenté de plus de 600 % entre 2001 et 2020. Ces dynamiques menacent la sécurité alimentaire et exacerbent les conflits fonciers, tout en renforçant la dépendance du Brésil aux capitaux étrangers. https://journals.openedition.org/confins/65575#article-65575
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Exemplaires (2)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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| 25642 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |
| 26890 | CD75 DE | document électronique | 75 - CDTM (Paris 09) | Disponible |


