Depuis le milieu des années 2010 - et après le paradigme du développement durable -, la notion de résilience occupe une place centrale dans le domaine de l'ingénierie du développement. Elle correspond à la fois à un état et à un processus caractérisé par la capacité à faire face et à se relever d'un choc ou d'une crise comme l'a théorisé le médecin neuro-psychiatre Boris Cyrulnik. La résilience irrigue désormais presque tout le champ d'analyse et de réponse aux crises globales et plus particulièrement celui de l'aide au développement et de la sécurité humaine. Cependant cet usage ne fait pas l'unanimité dans la mesure où elle accompagne le néo-libéralisme. En s'appuyant sur la notion d'anthropocène qui renvoie à la relation fondamentale sociétés/nature, le dossier envisage des cas de résilience dans des communautés traditionnelles où la solidarité s'exerce pour défendre les biens communs, exemples : la répartition de l'eau dans les oasis marocaines menacée par le changement climatique, lutte contre la dépossession des terres au Maroc et au Soudan, défense des paysannes mapuche au Chili. À une autre échelle, la résilience concerne la résistance de l’État devant une catastrophe naturelle (séisme en Turquie) ou les tensions entre communautarisme et individualisme pour la gestion des forêts au Mexique.
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Exemplaires (1)
| Code-barres | Cote | Support | Localisation | Disponibilité |
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| 25562 | CM RIED N°259 | autres textes imprimés | 34 - CDTM (Montpellier) | Disponible |


