Cet article interroge la transformation des métiers de la communication à l’ère des intelligences artificielles génératives (IAg), en s’écartant du discours catastrophiste autant que de la rhétorique naïve de l’augmentation des performances. Il s'articule autour de trois axes : la réflexivité instrumentée (description des médiations proposées par les IA génératives), la lutte contre la "désubjectivation" (homogénéisation des propositions de l'IA, du vocabulaire et du ton), prise en compte de l’"incommunication" dans la relation communicationnelle, ressource pourtant essentielle à l’avenir de ces métiers. Les résultats de l'étude réalisée auprès de professionnel·les du numérique et sur des plateformes francophones spécialisées montrent une adoption conditionnelle des IA génératives : si les gains de vitesse et d’efficacité sont largement reconnus, les risques de dépendance et de standardisation sont identifiés. La probabilité de remplacement est évaluée comme modérée et le scénario dominant est celui d’un déplacement de tâches plutôt que d’une extinction. La valeur professionnelle se redistribue vers la vérification des faits et la responsabilité éditoriale, tandis que l’automatisation numérique prend en charge les tâches répétitives. https://journals.openedition.org/rfsic/19150#article-19150
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| 41839 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |


