Ce travail de recherche propose un examen ethnologique comparatif des mobilités asiatiques dans l’espace africain de langue portugaise. Il met en parallèle les trajectoires des musulman·es ismaélien·nes nizârites au Mozambique, que l’on peut considérer comme une "ancienne diaspora" d'origine persane profondément enracinée dans le littoral de l’océan Indien, et celles des nouveaux migrant·es chinois·es, qui peuvent être envisagées comme les "nouvelles frontières" de l’entrepreneuriat au Cap-Vert. Les ismaélien·nes représentent une communauté historique du Mozambique, avec un haut degré d’institutionnalisation, tandis que les commerçant·es chinois·es du Cap-Vert incarnent une migration récente, rapide et souvent transitoire. Pourtant, malgré des divergences temporelles et spatiales, ces deux communautés exercent le rôle de "minorités intermédiaires", occupant des espaces socio-économiques évolutifs du monde lusophone, assurant une médiation entre les populations locales, l’État colonial ou postcolonial et les circuits commerciaux. https://www.globalafricasciences.org/fr/issues/numero-14/les-intermediaires-une-ethnographie-comparative-des-ismaeliens-nazaris-et-des-nouveaux-migrants-chinois-en-afrique-lusophone/
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| 43333 | W | document électronique | DISPONIBLE SUR LE WEB | Disponible |


